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La communauté: un modèle original

 

La première communauté Emmaüs est née de la rencontre de l’Abbé Pierre et de Georges, le 1er compagnon, à Neuilly-Plaisance en 1949. Depuis, les communautés sont animées par les mêmes valeurs qui servent de base à l’ensemble de toutes les communautés crées par la suite.

 

L’accueil inconditionnel

Emmaüs c’est un regard différent porté sur l’autre : un  homme ou une femme riche de potentiel qui a toute sa place dans la société. C’est pourquoi quiconque se présente à la porte est certain d’être accueilli, quel que soit son parcours.

 

La solidarité

Emmaüs n’est pas un mouvement où l’on porte assistance à celui qui souffre en le maintenant dans l’assistanat. C’est un mouvement dans lequel forts et faibles s’unissent pour permettre à celui qui n’en a plus la force, de se mettre debout et qu’il puisse à son tour en aider d’autres.

 

L’activité, un outil de liberté

L’intuition novatrice et fondatrice du mouvement est de rendre leur dignité aux plus démunis, leur permettre de retrouver une confiance en eux, à leur rythme, par l’exercice d’une activité  utile, solidaire, tournée vers les autres. Emmaüs promeut un modèle alternatif où travailler ne constitue pas un asservissement,  mais plutôt une possibilité d’accéder à la liberté d’être soi en aidant les autres.

 

La Communauté, pionnière du développement durable

Les premiers compagnons ont récupéré et vendu  du papier, du chiffon, de la ferraille. Puis ils sont passés à la récupération d’objets, textile, meubles…  Plus tard, dans un souci d’adaptation à l’environnement, ils ont élargi leur savoir-faire à la réparation du matériel électrique, électronique. Ce modèle économique a permis aux communautés de maintenir leur indépendance financière et donc leur liberté de parole et d’action et a positionné les groupes Emmaüs comme  des acteurs incontournables de la prévention des déchets et de la protection de l’environnement puisque beaucoup de produits collectés sont valorisés par le savoir-faire des compagnons.

Les communautés aujourd‘hui : chiffres clés 2012
► 117 communautés : 4 400 places pour 7 900 personnes accueillis, 370 salariés, soit une augmentation de + de 34 % entre 2005 et 2012 dont une forte proportion d’encadrants techniques et d’intervenants sociaux ;
► 90 % de compagnons 10 % de compagnes, des communautés encore très masculines, même si elles s’ouvrent de plus en plus aux femmes ;
► moyenne d’âge des compagnes et compagnons : 45,75 ans, un âge moyen stable au fil des années ;
► 825 TIG (travaux d’intérêt général) : peine alternatives ou aménagement de peine. Le mouvement est un acteur important de la réinsertion des prisonniers et un militant des peines alternatives;
► durée de séjour moyen en communauté : 18 mois. 25 % des compagnons sortant d’une communauté se rendent dans une autre communauté ;
► 830 compagnons ont bénéficié d’une formation (caces, réparation électroménager et informatique, menuiserie, préparation au code…) ;
► 127 300 tonnes de produits collectés ;
► 400 places d’accueil d’urgence (+19 %) disponibles dans les communautés. Plus de 5 300 personnes accueillies pour 34 000 nuitées ;
► 11 000 demandes d’entrée en communautés non satisfaites en 2012, soit le double en 4 ans,
► 123,3M€, montant total du produit des communautés, 119,6M€, total des charges (+30 % entre 2005 et 2012) pour un résultat net de 4,02M€. Un modèle économiquement sous tension dont le projet social reste la priorité ;
► 4M€, part de la solidarité locale et internationale et l’équivalent de 7M€ d’aide matérielle pour des familles en difficulté.

Décret no 2009-863 du 14 juillet 2009
Décret no 2009-863 du 14 juillet 2009 relatif à l’agrément
des organismes d’accueil communautaire et d’activités solidaires
DECRET_-_JO_du_16juil09 OACAS.pdf
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